dimanche 23 avril 2017

Tombeau vide

Petite réflexion au lendemain de Pâques. Le matin du troisième jour, à part du linge soigneusement replié, le tombeau est vide. Qu'est devenu le corps de Jésus que, par ailleurs, personne n'a jamais retrouvé? Deux solutions: soit il a été enlevé, soit il a physiquement été transformé en corps glorieux. Hypothèse 1: enlevé. Par qui? Plus que probablement par des disciples qui voulaient faire croire que le Christ est ressuscité alors qu'Il ne l'était pas. Problème: quel intérêt avaient-ils d'annoncer un mensonge jusqu'au martyre? Qui accepterait de donner sa vie pour propager un message qu'il sait faux? Mourir pour des idées, d'accord, mais, même de mort lente, pour des idées que l'on considère comme fausses, allez comprendre!... Hypothèse 2: Ils ont donné leur vie jusqu'au martyre parce que, non seulement ils n'ont pas enlevé le corps, mais parce qu'ils ont vu et revu Celui qui est corporellement ressuscité et parce que pour la première fois dans l'histoire humaine, les faits qu'ils purent constater ont balayé l'idée qui veut que de la mort personne ne revient. Oui,d'après eux, de la mort physique on en sort! Non, l'existence d'ici-bas n'est pas le tout de l'existence et les quelques brèves années qui nous sont accordées sur cette terre ne sont que les prémisses d'une autre dans les cieux qui est, comme l'écrit saint Paul, notre véritable patrie. C'est de cela que les chrétiens sont témoins.

dimanche 26 mars 2017

Les gourous

Dans les médias, cela crève les yeux, quand il s'agit de Fillon on met en exergue tout ce qui peut lui nuire et on tait volontairement ou on minimise ce qui pourrait le servir. Par contre, quand il s'agit de leur idole Macron, c'est exactement le contraire. Un exemple. A la Réunion, le chouchou des JT fut accueilli  par des citoyens  portant des masques de Hollande; manière de bien faire comprendre qu'ils refusent l'enfumage de ce protégé du système. Quant au meeting qui devait accueillir  4500 personnes, 2000 manquaient à l'appel et beaucoup de ceux qui y ont assisté sont partis lassés au cours de celui-ci. Evidemment, lavage de cerveaux oblige, ces faits il ne fallait pas les montrer. L'important était bien sûr de faire croire que tout c'était bien passé et de se concentrer par ailleurs sur les trois casseroles et les deux oeufs jetés par une poignée de fanatiques d'extrême gauche lors de la rencontre de François Fillon avec les citoyens du pays basque. Voilà ce que les médias appellent de l'information. Pour qui prend-on les français? Quel crime ont-ils commis pour être manipulés à ce point? Pour quels dictateurs de la pensée se considèrent tous ces gourous soit disant journalistes? Dès lors, je ne peux que formuler un souhait:  que le 23 avril, plutôt que de hurler avec les loups, les électeurs dégoûtés d'être pris pour des gosses d'écoles maternelles leur donnent une raclée magistrale en refusant de choisir celui qu'ils ont décidé d' imposer.

Lettre ouverte à François Fillon

Bonjour Monsieur Fillon,
De ce petit royaume qu'est la Belgique, j'observe avec stupeur la cabale orchestrée contre vous. Vous le savez mieux que quiconque, entre justice, gauche et médias, l'entente règne en maître. Sans prendre en compte la moindre présomption d'innocence, on se refile en secret des informations qui n'ont qu'un seul but: vous empêcher d'être élu tout en vous présentant comme coupable sans attendre un jugement prononcé. Vases communiquant, fuites d'enquêteurs aux journalistes, on n'est pas loin semble t-il d'un état totalitaire. A jets continus, télé, journaux et radio déversent le fiel de leurs intox qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux propos d'une concierge acariâtre. Considérant les français comme des enfants, comme les plus naïfs du monde, ils espèrent que leur gavage incessant les transformera dans les urnes en robots au service de leur idéologie asservie à la pensée unique. 
Votre drame, cher Monsieur Fillon, c'est que vous ne vous appelez pas Macron. Si vous portiez ce nom, tout vous serait pardonné. De ses casseroles, quasi personne n'en fait état. D'ailleurs à l'entendre, elles ne sont que des "rumeurs". Pas la peine de chercher plus loin, puisque c'est lui qui le dit. L'idole peut dormir tranquille. La petite fée des lobbys peut continuer à sourire à tout le monde en faisant miroiter qu'à coups de baguette magique, elle ouvrira son porte-monnaie aux électeurs d'un pays qui croule sous une dette incommensurable. Et dire qu'il y en a qui sont dupes! Et dire qu'à coups de lavage de cerveaux, certains sont prêts à croire les balivernes d'une girouette flatteuse de l'ego et insipide. Du liquide plutôt que du solide, une tisane à la camomille à la place de vitamines, du Hollande jusqu'à plus soif, est-ce cela que désire le peuple de France? 
Cher Monsieur Fillon, seul contre ce qu'il convient d'appeler une mafia, vous incarnez cette force et ce courage qui ne caractérisent aucun de vos ennemis. Face aux crachats et à la haine de ceux qui dans leurs mains sales, tiennent les pierres de la lapidation, vous nous montrez combien votre stature; celle qui doit caractériser un président, peut donner à la France autre chose qu'une voix fluette, qu'une image aussi ambiguë que prête à toutes les contradictions et à tous les compromis. Puisse malgré la manipulation éhontée qu'il subit, votre peuple se réveiller avant qu'il ne soit trop tard.

samedi 11 mars 2017

Sans gouvernail

Nous vivons dans un monde instable. Certes, il en a toujours été ainsi mais les bouleversements que nous constatons depuis une cinquantaine d'année sur le plan  sociétal et religieux montrent plus que jamais une rupture idéologique par rapport à notre passé. Qui aurait pu imaginer il y a quelques décennies seulement que des réalités telles que l'avortement, le mariage entre personnes du même sexe,  l'euthanasie  et plus généralement l'abandon de notre héritage judéo-chrétien verraient le jour? Pareil au niveau de l'Eglise. Stable au temps de mon enfance (je suis né sous Pie XII), celle-ci est devenue aujourd'hui une organisation de plus en plus confuse et divisée dans laquelle il y a autant de doctrines et de liturgies qu'il y a de curés. Chaque prêtre s'habillant comme il veut, disant ce qu'il veut et célébrant comme il veut, il est normal que les humbles fidèles ne s'y retrouvent plus et s'en détournent. Déjà désorientés par l'instabilité du monde, ceux qui espéraient trouver un socle dans la foi catholique en sont pour leurs frais en constatant combien celle-ci est gagnée par le relativisme. Décourageant et critiquant ceux qu'elle appelle "rigides", "conservateurs" ou "identitaires" tout  en ne cessant de courir derrière le monde, l'Eglise finit tellement par lui ressembler qu'on peut  légitimement se demander quelles sont encore ses raisons d'exister. Si elle n'est plus sur terre pour nous parler du ciel, pour nous aider à nous préparer à l'éternité, si tout ce qu'elle a à dire tourne autour d'un "vivre ensemble" ici-bas, autant se contenter de s'engager dans des ASBL ou des projets humanitaires qui sont d'ailleurs bien utiles. Pas besoin d'être catholique pour cela. Bref, si le pape, les évêques et les prêtres estiment que leur institution s'est trompée durant 2000 ans, qu'elle nous a raconté des bobards jusqu'à Vatican II et que la Tradition doit être jetée aux oubliettes, qu'ils nous le disent clairement et ouvertement. Hélas, la franchise et la transparence n'étant pas des qualités premières en ce milieu, l'ambiguïté continuera sans doute à nourrir l'instabilité qui caractérise un navire désormais sans gouvernail.

jeudi 17 novembre 2016

Catholiques muselés?

Pour moi, c'est clair: on essaye de museler les catholiques. Qui? Les prêtres, les évêques et le pape. Comment? En leur faisant comprendre que l'unique moyen d'amener les autres à la foi en  Jésus-Christ est l'amour et la générosité. Problème: l'amour et la générosité existent aussi chez les athées, chez les adeptes de religions non-chrétiennes et même dans les sectes.Tant mieux d'ailleurs! Dès lors, s'il faut se fier uniquement à ces deux critères, il est évident qu'on peut se convertir à toutes les idéologies. Et s'il faut attendre que les catholiques soient parfaits pour proclamer leur foi aux périphéries, ils sont inévitablement condamnés à ne jamais ouvrir la bouche pour évangéliser. On le sait, le prosélytisme est considéré comme une horreur et une idiotie par la plupart des gens d'Eglise...qui ne semblent même pas se rendre compte que celui-ci est utilisé abondamment par beaucoup d'autres. Quel homme politique, particulièrement lors d'une campagne électorale ne cherche pas à convertir les électeurs? Quel supporter de foot ne désire par convaincre que le club qu'il soutient est le meilleur? Au vu de cal, où est encore dans l'Eglise l'ardeur d'un saint Paul qui écrivait: "Malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile!" (1 Cor 9, 16)? Qu'est devenue la Prédication apostolique qui vise la conversion des non-chrétiens pour le salut éternel de leur 'âme? Au nom  d'un dialogue inter-religieux qui fait fit de Celui qui est LA vérité (et non pas une vérité plurielle), Jésus est aujourd'hui trahi par ceux qui ont la mission de faire connaître qu'il est le seul chemin qui mène au Père et à son éternel Royaume. Réveillez-vous, pape François! Réveillez-vous, prêtres, évêques et cardinaux! En ratant l'essentiel de ce que Dieu vous confie, vous entraînez gravement votre peuple et la terre entière à renier Celui qui a dit: "Tu n'es ni chaud, ni froid. Ainsi, parce que tu es tiède, je te vomirai de ma bouche!" (Apocalypse 3, 16).

mercredi 16 novembre 2016

Un Dieu multiforme ?

Une idéologie très largement répandue voudrait faire de Dieu un grand tout; un Etre multiforme qui, rassemblant la plupart de religions, se définirait par des mots comme "miséricorde", "amour" ou "paix", dans le but d'établir une fraternité universelle. En fait cette conception ressemble à une pyramide. Au bas de celle-ci, il existe de multiples chemins qui montent vers: un sommet où tout le monde peut se retrouver.. Bien sûr, une telle vision des choses est applaudie par le monde, Cependant, pour un chrétien, la question est de savoir si, oui ou non, elle correspond avec ce que dit l'Ecriture. Autrement dit: le Christ et les apôtres avaient-ils la conviction que la vérité est plurielle, que les religions non-chrétiennes sont autant de chemins qui conduisent à Dieu? Un simple coup d'oeil dans la Bible suffit pour nous convaincre que la réponse est non.  En effet, Jésus a dit clairement qu'il est LA vérité et LE seul chemin qui mène au Père (Jean 14, 6). Au vu de cela, prétendre qu'il ne serait qu'une vérité et qu'un chemin parmi d'autre, serait du même coup, le rabaisser et le trahir. Les apôtres ne s'y sont pas trompé. Fidèles à leur Maître, il n'ont cessé de vouloir convertir ceux qui étaient égarés dans d'autres voies. "Je t'adjure au nom de Jésus-Christ qui viendra juger les vivants et les morts: prêche la Parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience (en effet, il en faut face à ceux qui ne veulent pas entendre) et souci d'enseigner" (II Tim 4, 1-2). Voilà ce qu'écrit l'apôtre Paul. Pour lui, comme pour tous les premiers martyrs, qui ont sans relâche annoncé qu'il n'y a AUCUN salut en dehors du Christ (Actes 4, 12),  il est clair qu'un dieu qui n'est pas conforme à l'Evangile qu'il décrit aux versets 1 à 5 du chapitre 15 de sa première épître aux Corinthiens, est une idole. Dès lors, aujourd'hui, face aux athées, face aux musulmans, face aux indifférents, face aux bouddhistes, bref, face aux non-chrétiens, il importe de "prêcher la Parole", d'annoncer le salut en Celui qui seul peut le donner. "Prêcher", et inviter à prier pour que se convertissent ceux qui marchent sur des chemins qui ne sont pas le seul chemin. Est-ce bien cela que les représentants de l'Eglise actuelle disent et font? Les discours qu'ils tiennent sont-ils encore fidèles à la saine doctrine vis-à-vis de laquelle saint Paul écrit "qu'il viendra un temps où les hommes ne la supporteront plus, préférant écouter des fables tout en détourant leurs oreilles de la vérité" (II Tim 4, 3-4)?... Le salut éternel des âmes est-il vraiment une préoccupation fondamentale pour les prêtres, les évêques et le pape? Si elle ne l'est plus, si saint Pierre ne peut se retrouver dans les discours et les agissements de l'Eglise actuelle, c'est toute la Prédication apostolique qui est trahie et le "christianisme" n'est plus dans ce cas qu'un pseudo-christianisme.